Ziguinchor a abrité mardi, la 18ème édition de la commémoration de la disparition du cinéaste sénégalais Ousmane Sembène (1923-2007), sur le thème « Femmes d’honneur et de labeur : l’héroïsme au féminin pour la paix sociale ».
« Ousmane Sembène, c’est un fils du terroir que l’Afrique ne doit pas oublier. C’est une référence sociale, culturelle et socio-économique de par son parcours et son œuvre », a dit Hadja Maï Niang, la présidente de l’association « Daaray Sembène », organisatrice de l’évènement en collaboration avec la Maison de la pédagogie et de l’image.
« Chaque année, nous rendons au peuple ce que Ousmane Sembène a fait pour le peuple. Nous ne voulons pas que l’œuvre de Sembène soit vouée à l’oubli », a-t-elle expliqué.
Selon elle, « les trois dernières œuvres de Sembène Ousmane sont compilées dans une trilogie appelée l’héroïne au quotidien ». Elle a cité « Fat Kiné », un film réalisé en 2000 et « la confrérie des rats ».
« L’œuvre de Sembène Ousmane est un programme pour le développement socio-économique du Sénégal », a-t-elle vanté, évoquant entre autres « Guélawar » qui « prône la dignité humaine, le refus de la mendicité, la rigueur sociale et le culte du travail ».
« Ousmane Sembène était un écrivain cinéaste qui prônait la sauvegarde des valeurs socioculturelles, l’autosuffisance alimentaire, l’indépendance économique et l’apprentissage pour tous », a dit Hadja Maï Niang.
La présidente de « Daaray Sembène » a précisé que diverses activités ont été organisées, notamment un marathon de lecture sur le roman « ô pays mon beau peuple (1957) » de Sembène Ousmane.
L’ASC HLM Néma et ASC Djiringho sont les finalistes à ce marathon-lecture.
Source: APS – Agence de Presse Sénégalaise

